Voir des films autrement dans les Ciné-Clubs |
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Art & Culture |
Mardi, 13 Décembre 2011 |
Un Ciné-Club propose plus quʼune simple projection en salle et sa programmation diffère énormément de celle proposée par les mégaplexes commerciaux à saveur hollywoodienne. «Chez nous, par exemple, cʼest la présence des réalisateurs et autres artisans du film qui amènent notre public à se déplacer, explique Julie Corbeil, présidente du Ciné-Club de Prévost. Nous présentons majoritairement des oeuvres documentaires qui suscitent des débats et une réflexion.»
Dʼune dizaine de membres il y a quelque mois, le Ciné-Club de Prévost en a maintenant 120. « Il nʼy a pas dʼobligation dʼêtre membre pour profiter des projections, mais cʼest une manière de supporter lʼorganisme dont le titre dʼentrée est une contribution volontaire.» soutient Julie Corbeil. «Chercher le courant», «Pierre Falardeau, le film» , «Le fantôme de Mirabel» et «Jʼmʼen rʼviendre » sont parmi les documentaires qui ont récemment attiré de nombreux cinéphiles à lʼÉglise St-François-Xavier de Prévost chaque dernier vendredi du mois. Étonnamment, le public ne provient pas exclusivement de Prévost. « Jʼai lʼimpression que dans notre coin de pays, les gens ont envie de se réunir, ont envie de discuter et dʼavoir lʼoccasion de parler de culture ensemble, souligne la présidente du Ciné-Club de Prévost. Peut-être parce quʼil nʼy a pas énormément de possibilité de le faire dans les environs! »
Ailleurs dans la région, le Ciné-Groulx de Ste-Thérèse et le Ciné-Marais de Val-Morin continuent dʼoffrir une programmation de qualité alliant fiction et documentaire. Mais lʼachalandage nʼest pas ce quʼil était selon Frédéric Lapierre, coordonnateur et animateur de Ciné-Groulx. Lʼhomme côtoie lʼunivers des cinéclubs depuis toujours et sʼattriste de voir les salles désertées. « Si je prends l'exemple de Ciné-Groulx, en 2004, il était presque normal d'avoir 200 spectateurs par films. Nous avions quelques fois 400 personnes, et une fois l'an, de 600 à 800. Aujourd'hui, pour différentes raisons, c'est une grande victoire d'avoir 200 personnes.» Et pourquoi ce désintérêt à son avis? «En fait, c'est le 3D qui a gardé les gens dans les salles commerciales. Le reste, à ce qu'on m'a dit, a chuté en terme d'achalandage. Probablement, parce que l'offre télé est très forte depuis quelques années, avec les chaînes spécialisées. Cʼest tentant de rester à la maison! » Difficile donc pour une ciné-clubs dʼaller chercher un public qui ne visite à la base plus les cinémas. Une deuxième vie aux films Tisser les liens Pour en savoir plus sur les ciné-clubs de la région et leur programmation dʼhiver, voici quelques liens utiles. http://www.cineclubprevost.com |