Proposition de l'ADQ pour hausser l'allocation familiale
Une promesse adéquiste qui ressemble
à la promesse libérale des baisses d'impôts
Bien qu'il partage la préoccupation de la natalité au Québec, le député de Blainville et porte-parole de l'opposition officielle en matière de famille, de sport et de loisir, Richard Legendre
se montre perplexe devant la proposition de l'Action démocratique du Québec de Mario Dumont qui suggère que les familles avec enfants en âge préscolaire ne bénéficiant pas d'une place dans le réseau des services de garde, puissent recevoir une allocation non imposable de 100 $ par semaine.

« Où va-t-il trouver les 912 millions $ nécessaires pour hausser les allocations familiales ? M. Dumont veut répartir la pauvreté en pigeant dans la poche des plus démunis. C'est son choix. Nous, nous préconiserons la répartition de la richesse », questionne-t-il.
Pour le député de Blainville, la proposition adéquiste ressemble ni plus ni moins quà la promesse irresponsable des libéraux de Jean Charest de 2003 lorsquils ont promis des baisses dimpôts de lordre de 5 milliards $. « Combien dautres promesses de 1 milliard $ Mario Dumont a-t-il dans son chapeau ? Peut-être pourrait-il présenter un cadre financier avant davancer aussi loin dans ses promesses. Autrement, on devra dire que cest irréaliste et irresponsable », soutient Richard Legendre, rappelant que cette mesure serait imposable fiscalement par le gouvernement fédéral.
M. Legendre croit que la mise en place de cette politique adéquiste pourrait contribuer à accentuer les problèmes de pénuries de main-duvre qui guettent le Québec très bientôt. « Cette mesure, bien que séduisante, aurait des conséquences sociales et économiques importantes », a-t-il fait valoir.
Lopposition officielle tient à réitérer son appui au réseau de services des centres de la petite enfance (CPE). Les avantages sont multiples : en plus dêtre universel, il sagit dun service éducatif et non simplement dun service de gardiennage. Le réseau contribue concrètement à soutenir les femmes qui choisissent de travailler, sachant que 72 % des Québécoises sont sur le marché du travail.
« Luvre des CPE est un uvre collective. Cité en exemple partout dans le monde, cest donc dire quil a du mérite. Il faut donc persévérer à le bonifier et non à le fragiliser », a conclu le député de Blainville.