À cet effet, du 10 au 15 mars 2007, la région des Laurentides est le terrain d'une vaste enquête. Sous la responsabilité de six professeurs, les étudiants vont parcourir une bonne partie du territoire pour effectuer des entrevues avec des acteurs du développement de la région. Ils iront aussi à la rencontre des résidants dans les rues de Saint-Agathe, Val David et Mont-Tremblant pour réaliser un sondage.
Ce laboratoire de recherche, développé conjointement par les professeurs du programme de la maîtrise en développement régional de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) et par ceux du Master en ingénierie du développement local de l'Université de Bretagne occidentale (Brest, France), a pour but d'évaluer les répercussions socioéconomiques de l'installation dans la région des Laurentides, d'un nombre de plus en plus important d'urbains, en quête d'une vie nouvelle dans un environnement plus naturel et moins stressant.
Dautre part, lan prochain, une cohorte d'étudiants québécois se rendra en France pour étudier, cette fois, l'impact du même phénomène en Bretagne. Le croisement de ces recherches exploratoires devrait permettre de mieux cerner l'impact de l'arrivée massive des baby-boomers à la retraite, puisque beaucoup d'entre eux souhaitent quitter la ville pour s'installer en région.
Soulignons que le choix de tenir ce laboratoire de recherche dans les Laurentides s'inscrit dans le projet de l'UQO de consolider son implantation, à travers le Centre détudes universitaires des Laurentides (CEUL), dans la région des Laurentides. Le professeur Thibault Martin, coordonnateur du programme de la maîtrise en développement régional de l'UQO espère, d'ailleurs, être en mesure d'offrir prochainement cette formation au campus de Saint-Jérôme.
En terminant, les échanges depuis deux ans qui se déroulent entre lUQO et lUniversité de Bretagne occidentale à Brest, en France sinscrivent dans le cadre dune entente interuniversitaire.