Les syndicats CSN ont du pain sur la planche

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Bilan du 26e  congrès du Conseil central des Laurentides CSN  à Mont-Tremblant
Environnement, femmes, jeunes, éducation et santé-sécurité
Après trois jours de délibération, les 125 délégué-es des syndicats CSN des Laurentides ont clôturé le 26e Congrès du conseil central CSN en priorisant la protection de l'environnement, les conditions de vie des femmes, l'éducation, le renouvellement syndical ainsi que la santé et la sécurité au travail.
 
Les syndicats CSN des Laurentides sont maintenant signataires de la Charte des paysages naturels et bâtis des Laurentides. Joignant sa voix à celles de nombreuses organisations et institutions de la région, la conseil central CSN travaillera activement pour protéger et mettre en valeur les atouts uniques des Laurentides. Les délégué-es ont consacré une journée entière à cette question, à l’occasion d’États généraux tenus mercredi.
 
Pour la présidente du conseil central, Louise Jetté, « l’adhésion des syndicats CSN de la région à cette charte est significative. Cela marque notre attachement au développement durable. Les syndicats CSN sont souvent aux premières loges du développement de la région, entre autres concernant l’activité touristique bouillonnante qui fait des Laurentides la troisième région en importance dans ce créneau économique. Cela crée bien sûr des opportunités qu’il faut saisir, mais il faut le faire d’une façon responsable pour conserver nos atouts. Nous nous engageons à jouer pleinement notre rôle à cet égard », se réjouit la dirigeante syndicale, qui entame un deuxième mandat à la tête du conseil central.
 
Conditions de vie des femmes
Les délégué-es ont adopté trois résolutions concernant les conditions de vie des femmes. Premièrement, constatant que la sous-représentation des femmes dans certains métiers freine leur accès dans certains secteurs d’avenir, les syndicats CSN travailleront à favoriser la présence des femmes dans les métiers traditionnellement réservés aux hommes. Cela devrait diversifier les possibilités d’emplois des femmes, leur ouvrant de nouvelles perspectives.
 
Deuxièmement, le conseil central et ses syndicats membres poursuivront leur lutte pour l’accès des femmes à l’égalité, à la dignité et à la justice. Le conseil central souligne qu’en 2001, le salaire moyen d’une femme des Laurentides était inférieur de 10 000 $ à celui d’un homme de la région, ce qui s’explique par plusieurs facteurs, entre autres par l’application inégale de l’équité salariale dans
 
 
De gauche à droite : (première rangée) Louise Jetté, présidente, Julie Lachapelle, vice-présidente, Johanne Chartrand, vice-présidente
(deuxième rangée) Eric Céré, secrétaire-trésorier Nancy L’Écuyer, vice-présidente et Steve Bouchard vice-président
le secteur privé et par la concentration plus forte des femmes dans des secteurs d’activité moins bien rémunérés.
 
Troisièmement, les syndicats CSN et leurs représentants régionaux viseront la mise en place de certaines mesures permettant de favoriser une plus grande participation des femmes dans les lieux décisionnels, par exemple des mesures favorisant la conciliation travail-famille-études, un accès à des services de garde répondant mieux aux besoins des familles, l’augmentation de l’offre de logements abordables et l’amélioration du transport collectif.
 
Santé et sécurité du travail
Selon les données de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), chaque mois, en moyenne, un jeune perd la vie à la suite d’un accident de travail. Chaque année, pas moins de 24 000 jeunes travailleurs de moins de 25 ans se blessent au travail. Ces statistiques navrantes soulèvent un défi de taille pour les syndicats. Les syndicats CSN sensibiliseront davantage les jeunes à la prévention. Ils ont adopté trois autres propositions en ce sens.
 
D’abord, le conseil central mettra en place et coordonnera un comité de représentantes et de représentants en santé et sécurité du travail des syndicats CSN des Laurentides qui jouera le rôle de forum au sein duquel les syndicats pourront partager leurs expériences et trouver des solutions communes aux problèmes généralisés. Ce comité permettrait également de développer une expertise quant à certains cas, par exemple en ce qui a trait aux troubles musculo-squelettiques et à la santé mentale, qui sont plus difficiles à faire reconnaître comme lésion ou maladie professionnelle.
 
Parallèlement, le conseil central poursuivra ses efforts de soutien dans la mise en place de réseaux d’entraide dans les syndicats. Enfin, les syndicats CSN sont invités à mettre davantage d’énergie dans la transmission des connaissances vers les plus jeunes en ce qui a trait à la prévention et aux méthodes de travail.
 
Relève syndicale
Certains évoquent une désaffection des jeunes à l’égard du mouvement syndical. On s’entend pour que les syndicats mettent toutes les énergies nécessaires afin d’intéresser les jeunes au syndicalisme. Les syndicats CSN des Laurentides se donnent comme objectif de développer une approche particulière envers les jeunes afin de leur permettre de prendre leur place au sein des organisations et de les sensibiliser au mouvement syndical.
 
Éducation et décrochage scolaire
Dans la région, 33 % de la population active n’a pas complété ses études secondaires. Cela est très préoccupant dans le contexte d’une économie qui reposera de plus en plus sur les connaissances et le perfectionnement. Les syndicats CSN des Laurentides n’entendent pas rester les bras croisés. Ils appuieront les initiatives régionales visant à contrer le décrochage scolaire. De plus, ils proposeront aux employeurs qui recrutent des jeunes à la suite de stages d’études ou avant la fin de leurs études de mettre en place des mesures les incitant à poursuivre leurs études et à obtenir leur diplôme.