Donner des dents à la loi sur la concurrence
pour examiner avec soin le rôle de la marge de raffinage
Pour le député du Bloc Québécois, la sous-capacité de raffinage occasionnée par la fermeture de certaines raffineries et sa concentration, selon les régions, aux mains de certaines pétrolières qui desservent jusquà leurs concurrents participent à la hausse du prix de lessence. Mais létude des marges de raffinage demeure un élément essentiel dune enquête sur les prix de lessence.
« Profitant de cette diminution de la concurrence, les raffineurs engrangent à létape du raffinage un surprofit qui sélève parfois à plus de 20 cents le litre. Cest là un élément inquiétant quil faut étudier avec soin. Cest pourquoi il faut donner à la Commissaire de la concurrence les moyens denquêter sur les hausses des prix de lessence », a expliqué Mario Laframboise.
10 $ pour les pétrolières par plein de 50 litres
Le député Mario Laframboise a également tenu à illustrer limpact du surprofit fait par les pétrolières à létape du raffinage.
« Un profit allant jusquà 20 cents le litre dessence, ça représente 10 $ pour un plein moyen de 50 litres. Il est question ici de 10 $ qui vont directement dans les poches de pétrolières qui jouissent déjà dun régime fiscal préférentiel. Cet état de fait a quelque chose de révoltant pour le consommateur qui se sent pris au piège, forcé quil est de se déplacer à voiture tous les jours », a souligné Mario Laframboise.
Voici le texte de la motion dopposition que le Bloc Québécois a soumis à lapprobation de la Chambre des communes :
«Que, de lavis de la Chambre, le gouvernement devrait proposer une modification à la Loi sur la concurrence afin que la Commissaire de la concurrence ait le pouvoir dinitier des enquêtes sur le prix de lessence et sur le rôle des marges de raffinage dans la détermination dudit prix»
Un amendement, appuyé par le député Mario Laframboise à la Chambre, a également été ajouté à la motion afin de créer un office de surveillance des prix