Laframboise: Emplois d'été Canada

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La gestion centralisée des Conservateur
exclut le secteur touristique
            – « La gestion centralisée du nouveau programme conservateur Emplois d'été Canada exclut notamment tout le secteur du tourisme de partout au Québec. Ainsi, même s'il est vital pour les agences et les bureaux touristiques de notre région de pouvoir engager des étudiants durant la saison estivale, les conservateurs ont décidé de les priver du financement qu'ils recevaient par le passé », dénonc le député du Bloc Québécois d'Argenteuil-Papineau-Mirabel, Mario Laframboise.
 
Le Bloc Québécois affirme que l’exclusion du secteur touristique est attribuable au fait que les critères de sélection du programme Emplois d’été Canada sont mal établis.
 
« La gestion ciblée des fonds du programme Emplois d’été Canada est inéquitable pour les régions du Québec. C’est une véritable crise que le gouvernement Harper est en train de créer au Québec, où l’ensemble de l’industrie touristique risque de ne plus pouvoir offrir de services. Par ailleurs, de nombreux autres secteurs sont affectés, notamment les organismes qui œuvrent auprès des handicapés, les musées, les centres d’interprétation et même les camps de vacances pour les jeunes, y incluant certains camps de jour », a déploré Mario Laframboise.
 
Pour le député, il est clair que le gouvernement Harper doit remédier à ce grave problème et revoir les critères du nouveau programme. « C’est faire preuve d’un grand manque de discernement que de transformer le Québec en une seule région, comme l’a fait le gouvernement Harper. Les critères d’Emplois d’été Canada doivent être entièrement revus, de manière à tenir compte des besoins des étudiants, des organismes et des différentes communautés de chaque région du Québec », a expliqué Mario Laframboise.
 
Face aux pressions des députés du Bloc Québécois, le gouvernement conservateur a soulevé, cette semaine la possibilité d’une deuxième ronde d’analyse de dossiers pour les organismes touristiques et culturels ayant été refusés au premier tour. « Il est désormais trop tard pour effacer les torts causés à l’économie des régions du Québec.  La saison est avancée et la lourdeur du processus d’analyse entraîne toujours des délais importants. Je crains que le temps ne manque pour la plupart des employeurs de notre région », a commenté le député d’Argenteuil-Papineau-Mirabel. Monsieur Laframboise souligne également le fait que la provenance des fonds pour cette possible deuxième ronde d’analyse n’a pas été spécifiée par le gouvernement conservateur. « S’agit-il de nouveaux argents ou de fonds non-attribués parce que les critères d’analyse sont trop rigides? », s’est questionné le député.
 
Le député du Bloc Québécois a finalement souligné l’absurdité de retirer aux régions leur pouvoir de décision et d’évaluation en ce qui concerne des projets essentiels à leur développement.
 
« Ce n’est pas en retirant tout pouvoir de décision aux acteurs locaux qu’on améliore un programme! », a conclu Mario Laframboise.