Investissement de 3 M$ en santé dans Antoine-Labelle

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Ouverture officielle de la nouvelle unité d'hémodialyse
du Centre de services de Rivière-Rouge
– C'est avec beaucoup de fierté que la direction du Centre de santé et de services sociaux d'Antoine-Labelle inaugurait mardi, sa nouvelle unité satellite d'hémodialyse, située au 7e étage du Centre de services de Rivière-Rouge et reliée à l'unité d'hémodialyse de l'Hôpital régional de St-Jérôme.
    La concrétisation de ce projet est le fruit de plusieurs mois de travail. Il était souhaité par la population de la région depuis plusieurs années.  Cette implantation s’inscrit très bien dans le virage amorcé il y a quelques années par le CSSS d’Antoine-Labelle, visant à améliorer l’accès, la continuité, la qualité et la prestation sécuritaires des services.
 
    « Le lundi 11 juin 2007, nos premiers patients débuteront leurs traitements dans notre établissement. Cette unité pourra accueillir 16 personnes. Dès la semaine prochaine, ce sont donc 14 d’entre elles qui se rendront au Centre de services de Rivière-Rouge trois fois par semaine, ce qui contribuera grandement à améliorer la qualité de vie de ces gens, qui n’auront plus à se rendre à Saint-Jérôme pour être traités » précise le président du conseil d’administration du CSSS, monsieur Gaétan Chartrand.
 
    Cette ouverture effectuée en grandes pompes, en présence de  Messieurs Gaëtan Chartrand, président du conseil d’administration du CSSS d’Antoine-Labelle, Sylvain Pagé, député de Labelle à l’Assemblée nationale, Gilles Madore, président du conseil d’administration de l’Agence de santé et des services sociaux des Laurentides, Gilles Joannette, président de la Fondation du CHDL-CRHV, Monseigneur Vital Massé, évêque du diocèse de Mont-Laurier et Madame Isabelle Lord, attachée politique de Monsieur David Whissell député d’Argenteuil, ministre du travail et ministre responsable de la région des Laurentides, du personnel et plusieurs citoyens, illustre, selon les responsables du Centre «… la ferme volonté du Ministère de la santé et des services sociaux et de l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides de rapprocher les services de la population ».   
 
    Le Dr Pierre Gfeller, directeur général du CSSS, a profité de l’occasion pour remercier publiquement mesdames Micheline Vallières-Joly, PDG de l’Agence des Laurentides au moment du lancement du projet, et sans qui il n’aurait peut-être pas vu le jour, Sylvianne Doré, directrice porteuse du projet dont nous retrouvons le texte et une photo d'équipe un peu plus bas), Monique Laporte, chargée de projet et Nicole Rondeau, chef d’unité (qui a aussi prononcé une allocution : voir ci-bas).
 
Le docteur Gfeller a précisé que : « la nouvelle unité d’hémodialyse démontre dans les faits l’orientation du CSSS d’Antoine-Labelle à l’effet d’utiliser de façon optimale le Centre de services de Rivière-Rouge, en s’assurant que les services cliniques qu’on y retrouve répondent à des besoins importants de la population et bénéficient de locaux récemment rénovés et des équipements les plus modernes ». « Ainsi, 16 personnes qui doivent parcourir, 3 fois par semaine, des distances importantes pour recevoir des traitements d’hémodialyse auront accès à ce service beaucoup plus près de leur domicile ». 
 
    La continuité des services sera assurée par les liens établis avec le service d’hémodialyse du CSSS de St-Jérôme, aussi bien avec l’équipe médicale qu’avec le personnel infirmier qui ont d’ailleurs tous participé à l’élaboration du projet.  Ces liens seront facilités par l’utilisation des technologies audiovisuelles de l’information les plus modernes qui soient. 
 
    Pour voir le jour, ce projet de plus de 3 M $ a nécessité un partenariat financier entre le ministère, l’agence et l’établissement, en plus d’une contribution exceptionnelle de 200 000 $ de la Fondation du CHDL-CRHV, à laquelle se sont associés plusieurs autres donateurs.  De plus, on estime à près d’un million de dollars par année le futur budget de fonctionnement de cette unité.
 
    M. Gilles Madore, président du conseil d'administration de l’Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides a brièvement retracé l’historique de l’heureux événement pour la population desservie par le CSSS Antoine-Labelle. 
 
    « Il y a une dizaine d'années, disait-il, dans ses efforts pour augmenter l'autonomie régionale en matière de services spécialisés, la Régie régionale a désigné l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme comme centre hospitalier régional. On avait un but précis en tête : développer un centre où les patients des Laurentides – en particulier ceux des secteurs les plus éloignés – pourraient recevoir leurs services spécialisés sans avoir à entrer à Montréal ou à Laval.
 
    Tous les patients sont gagnants lorsque l'accès au services est rapproché et facilité. Mais, pour ceux qui doivent se soumettre à une dialyse rénale plusieurs fois par semaine et souvent toute leur vie, c'est une condition essentielle au maintien d'une qualité de vie. C'est pourquoi la création d'un service de dialyse à l'Hôtel Dieu a été l'un de nos premier projets pour l'hôpital régional. Ce projet a pris forme en 1993 et s’est réalisé deux ans plus tard en 1995, grâce à la collaboration de tous les partenaires : établissements, députés, ministère.
 
    Avec cette première étape, l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme était doté d’un centre de dialyse et se donnait l’expertise nécessaire en néphrologie pour desservir toute la région des Laurentides. C'était l'un de ses premiers pas vers le statut d'hôpital régional.
 
    Les besoins en hémodialyse ont augmenté rapidement, et le centre de Saint-Jérôme a très vite atteint ses capacités maximales. Avec 28 chaises, il peut desservir environ 180 patients, y compris ceux qui sont en prédialyse. Une deuxième phase de développement s'imposait donc.
 
    À cette étape, un choix important a été fait: celui de mieux desservir les patients du nord de la région. L’essor fabuleux de la télémédecine, en particulier de la télé-néphrologie, nous en donnait les moyens et nous nous en sommes servis.  Il était maintenant possible d'amener les services de dialyse dans Antoine-Labelle, plutôt que les patients d'Antoine-Labelle à Saint-Jérôme ».
 
Soulignons que toute la population est invitée à visiter ces nouveaux locaux, le dimanche 10 juin 2007, de midi à 16 heures, à l’occasion d’une activité portes ouvertes. Les membres du personnel de l’unité seront sur place afin d’accueillir le public et d’offrir des visites guidées. 
 
Allocution prononcée par
Nicole Rondeau, inf., B.Sc., CNéph(C)
Chef de service de dialyse
 
Mesdames, Messieurs, chers invités à cette cérémonie d’inauguration officielle du service d’hémodialyse satellite du Centre de services de Rivière-Rouge du CSSS d’Antoine-Labelle,
 
Il me fait plaisir, en tant que  chef de service, de vous partager mon expérience de travail en hémodialyse qui date de plus de 30 ans et ma formation théorique d’infirmière praticienne en néphrologie afin que vous soyez rassurés par les services offerts  au Centre d’hémodialyse satellite de Rivière-Rouge. D’autre part, une équipe de soins bien préparée par moi-même et par l’équipe de formation de l’hôpital régional de Saint-Jérôme  offrira tout le confort et les soins qui sont requis par la clientèle hémodialysée.
 
Pour l’ensemble des invités, on m’a demandé de faire un bref survol pour expliquer en quoi consiste l’hémodialyse pour les clients atteints d’insuffisance rénale terminale. Évidemment, couvrir un sujet aussi vaste en 5 minutes n’est pas chose facile.
 
Tout d’abord, je veux vous assurer que mon expérience clinique m’a convaincue que le soulagement de l’inconfort, relié aux symptômes de la maladie et procuré par les traitements d’hémodialyse, est réel et améliore grandement la qualité de vie des usagers de ce service.
 
Qu’à cela ne tienne, soigner la personne dans le respect de sa dignité humaine, en appliquant le principe de bienfaisance en tout temps et en tenant compte de ses choix de fin de vie, voilà autant de défis que l’équipe de soins se promet de remplir.
 
Soigner les personnes en traitement d’hémodialyse, les rassurer tout autant que leurs proches, font partie de la mission qui nous est confiée. Nos compétences humaines et professionnelles feront en sorte que le patient et sa famille seront au centre de nos préoccupations.
 
Maintenant, permettez-moi d’entrer dans le vif du sujet.
 
La première difficulté reliée au traitement d’hémodialyse est d’avoir à se déplacer sur une base hebdomadaire soit 3 fois par semaine. Le service offert dans notre région évitera le déplacement sur de longues distances comme il était nécessaire, autrefois, avant l’ouverture de ce centre.
 
Combien de fois la clientèle a dû se déplacer avec l’aide de leurs proches ou obtenir l’aide de leur entourage afin de pouvoir vivre au quotidien les souffrances reliées à leur maladie et répondre aux exigences des traitements d’hémodialyse tout en parcourant une distance de 2 à 3 heures de route pour aller et revenir à leur domicile.
·          Se déplacer 3 fois par semaine à l’hôpital de Saint-Jérôme pour subir le traitement de 3 - 4 ou 5 heures afin de survivre aux effets délétères de la maladie n’est pas chose facile. Pourtant ce traitement permet à chacun de voir grandir sa famille et de tenter de poursuivre le rêve qui l’habite.
·          De plus, une diète sévère pauvre en sel est très exigeante. Pensons quelques instants à tout ce que ces personnes doivent se priver pour éviter tous les désagréments qui suivent la dégustation d’une bonne pizza, des mets chinois aromatisés de sauce soya ou un bon sac de chips bien salé.
·          Si quelquefois, les personnes en dialyse se laissent aller, elles le paient cher en besoin de s’hydrater. Tenez en compte que la fonction rénale est pratiquement inexistante. Se désaltérer est un besoin essentiel pour tout être humain. Un excès en sel amène un excès d’eau. Un excès en eau amène une surcharge pulmonaire. Cette surcharge en liquide provoque une rupture dans les échanges gazeux en oxygène et donne l’impression de suffoquer.
·          Pensons à la privation des plaisirs de la cabane à sucre, la tire sur la neige, le sirop d’érable, les petits fruits d’été que l’on aime tant déguster. Tout cela parce que ces aliments sont riches en potassium et qu’une élévation du potassium dans le sang, qui ne peut être éliminé à cause de l’insuffisance rénale, met en danger la survie du cœur.
 
Après vous avoir parlé des désagréments de l’insuffisance rénale terminale, je veux vous convaincre qu’une équipe extraordinaire attend la clientèle atteinte d’insuffisance rénale: une agente administrative toujours prête à répondre aux besoins et au confort de toute personne qui vient en contact avec elle à l’accueil, des infirmières, des préposés, une travailleuses sociale, une nutritionniste, une pharmacienne et j’ajoute toute l’équipe des services intermédiaires et l’équipe de direction. Chacun, selon ses compétences, apporte l’élément essentiel à la réussite de ce service. Alors, soyez assurés chers invités, bénéficiaires, familles et / ou personnes significatives visitant notre service d’hémodialyse, que le client est au centre de nos préoccupations et que nous ferons tout en notre pouvoir pour assurer son bien-être total par rapport aux soins que nous offrons.
 
Notre équipe est heureuse de servir la clientèle qui requiert nos services et nous lui assurons notre fidélité à lui procurer les soins, les services et les enseignements dont elle aura besoin!
 
Aujourd’hui, comme équipe de soins, nous souhaitons donc la plus cordiale des bienvenues à nos invités dans notre service d’hémodialyse, satellite du Centre de services de Rivière-Rouge du CSSS d’Antoine-Labelle.
 
Madame Sylvianne Doré
 Directrice du programme de santé physique CSSS d’Antoine- Labelle
a par la suite rendu un
hommage aux maîtres d’œuvre
Je suis particulièrement heureuse et honorée de vous accueillir à notre unité satellite d’hémodialyse. 
 
 
Ce projet a comme objectif d’offrir, à distance, aux patients souffrant d’insuffisance rénale, un service de qualité égale à celui offert dans une unité traditionnelle munie d’un service de néphrologie sur place. Rapprocher le service des clients signifie pour eux qu’ils passeront en moyenne 306.8 hres par année/ client en moins sur nos routes et de plus, auprès de leurs familles.
 
Pour moi, ce projet a débuté il y a quatre ans alors que je recevais à mon bureau le Dr Claude Labelle et M. Denis Cloutier qui me faisaient part de leur désir que soit desservie plus près de  leur domicile les clients hémodialysée de notre région. En leur expliquant que le développement en spécialité était de la responsabilité du Ministère de la Santé, je les invitais à s’allier avec les organismes de notre région afin de sensibiliser le monde politique sur l’importance de ce dossier.
 
Quelques mois plus tard, M. Bergeron, directeur général à l’époque m’invitait à me joindre au groupe de travail régional qui avait comme mandat de préparer un projet de centre satellite d’hémodialyse pour notre région. Ce groupe était composé de Mme Claudette Provencher, Messieurs Guy Laverdure, Normand Girard et moi, avec la collaboration de Messieurs Yves-Paul Dugal et Stéphane Marcoux pour le PFT, Mesdames France Landry et Sophie Le Bail du GBM de la Montérégie en tant que consultantes en génie biomédical ; et Messieurs Yves Viaux, Martin Delage et Normand Gigoux pour les ressources informationnelles.
 
En mars 2005, l’Agence des Laurentides présentait notre projet au Ministère. En août 2006, M. Le Ministre Couillard venait nous annoncer le financement des travaux d’immobilisation pour la réalisation de l’unité. C’est alors que se sont joints au projet dans sa phase de réalisation : le Dr Pierre Cartier, M. Pierre Roy, Mesdames Rosemonde Landry, Lyne Beauregard, Anne-Marie Julien et Mme Connie Blake qui remplacera Mme Beauregard.
 
En octobre 2006, débutaient les travaux de conception de l’architecture et de l’ingénierie avec M. Mario Allards, son assistante et M. François St-Jean.
 
En novembre 2006, j’accueillais Mme Nicole Rondeau comme chef de service et assistante clinique pour l’unité d’hémodialyse. Forte de plus de 20 ans d’expérience et ce domaine, elle possède un excellent profil pour assumer ses fonctions.
 
Les travaux de construction auront débuté en janvier 2007 pour que soient livrés nos locaux 8 jours avant la date prévue soit le 1er avril. Madame Monique Laporte et M. Pierre Sauvé auront agi comme chargés de projet et maîtres de chantier.
 
Comme vous serez à même de le constater, ce centre de dialyse associe une haute technicité et un réel souci d’offrir des soins à la clientèle de notre région. Pour répondre à leurs besoins, une équipe d’infirmières hautement compétentes formées par l’équipe de soins de St-Jérôme et accompagnées par les néphrologues du CSSS de St-Jérôme, assurera le suivi des patients. Nous avions les locaux, les équipements mais il nous fallait  le plus important : la qualité des  ressources humaines qui donneront vie aux services dispensés à notre clientèle.
J'ai le plaisir de vous présenter
·          Eric Courtemanche et Josée Bourgon à titre d’infirmière clinicienne
·          Janick Charon, Dominique Beaudoin et Geneviève Lauzon à titre d’infirmière
·          Lynda Chagnon ,secrétaire
·          Louise Bélanger et Michel John, préposés-aides technique
 
Voilà comment s’est déroulée la gestation de ce projet. J’affirme très souvent que cette unité c’est mon bébé, puisque j’y ai mis tout mon cœur, mais vous l'avez  constaté : c’est un projet d’équipe (plus de 25 personnes y auront participé).  Je vous affirme que pour moi, travailler avec chacun d’eux fut un réel plaisir et je tiens à les remercier. Sachez que je me sens privilégiée d’avoir travaillé et de travailler avec vous tous.
 
En terminant, j’aimerais également remercier les membres de mon équipe d’encadrement pour avoir compris qu’ils devaient me partager avec ce projet. Un merci spécial à mon directeur général le Dr Pierre Gfeller pour son appui, son support et sa confiance afin que soit mené à terme ce beau projet.