Les ambulanciers contre la violence au travail

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Les ambulanciers-paramédics de la
région des Laurentides se mobilisent
contre la violence en milieu de travail
Les ambulanciers-paramédics de la région ne portent plus la chemise de travail depuis le lundi 13 août à midi. Ils manifestent ainsi leur solidarité à l'égard d'un de leurs collègues de la municipalité de Sacré-Cœur, en Côte-Nord, battu sauvagement en novembre 2005 par son employeur.
 
    Ce dernier travaille toujours comme ambulancier-paramédic, malgré une condamnation pour voies de fait, parce que l’Agence de la santé et des services sociaux de la Côte-Nord et le ministère de la Santé et des Services sociaux refusent de révoquer son permis.
 
    Les membres du Rassemblement des employés techniciens ambulanciers-paramédics du Québec (RETAQ -CSN) tiennent des actions semblables partout au Québec et entendent maintenir la pression tant que le paramédic violent Réjean Hovington ne sera pas relevé de ses fonctions. Le RETAQ-CSN souhaite également que l’agence révoque le permis de l’entreprise d’ambulance puisque ses administrateurs prennent une attitude complaisante à l’égard d’un cas grave de violence en milieu de travail.
 
Rappel des faits
    Le 4 avril 2007, Réjean Hovington a été reconnu coupable de voies de fait à l’égard d’un de ses employés, par la juge Nathalie Aubry de la Cour du Québec. Les faits remontent au 30 novembre 2005. À la suite d’une dispute verbale, Réjean Hovington empoigne sa victime, la secoue et la traîne sur quelques mètres avant de la projeter dans une poubelle. Puis, il la roue d’une vingtaine de coups de poing. Le tout s’est déroulé durant les heures de travail. Le 11 juillet 2007, l’ordonnance émise par la Cour condamne M. Hovington à une peine d’emprisonnement avec sursis d’un mois, à purger au sein de la collectivité sous certaines conditions, et à deux ans de probation. En fait, Réjean Hovington travaille toujours comme ambulancier-paramédic et copropriétaire d’Ambulance  Sacré-Cœur inc.
 
    Pour le RETAQ et la CSN, la mobilisation doit amener les agences de la santé et des services sociaux et le ministère de la Santé et des Services sociaux à s’engager résolument dans la voie de la tolérance zéro à l’égard de toute forme de violence en milieu de travail.