F. Desrochers Réseau de garde subventionné

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Le gouvernement libéral veut mettre de côté les éducatrices en milieu familial
 
Le député de Mirabel, François Desrochers a dénoncé les négociations à sens unique de la ministre de la Famille, Michèle Courchesne, qui visent de façon mesquine à mettre de côté la garde en milieu familial du réseau de garde subventionné québécois. «Ces négociations poussent plusieurs éducatrices, qui sont avant tout des travailleuses autonomes, à abandonner le métier. La nouvelle réglementation imposée et les nouvelles procédures viennent miner l'autonomie des éducatrices et alourdissent considérablement leur tâche. Déjà qu'en 10 ans, le taux de participation des éducatrices en milieu familial du réseau a chuté de 78% à 46% parce qu'elles sont trop épuisées et oppressées par le modèle imposé par le gouvernement», a noté Monsieur Desrochers
 
Le porte-parole de l’ADQ en matière de famille, François Bonnardel, était accompagné jeudi dernier de la présidente de l’Association des éducatrices et éducateurs en milieu familial du Québec (AEMFQ), Manon Roussel, et d’une cinquantaine d’éducatrices, alors qu’il a interpellé la ministre de la Famille sur le sort réservé aux éducatrices en milieu familial.
 
Le député de Mirabel, François Desrochers rappelle que le gouvernement libéral n’accorde aucune importance au développement de ce type de garde pourtant fréquenté par plus de 88 700 enfants au Québec.  «Lors de la récente annonce du développement de 9 000 places à 7 $ pour les 2 prochaines années, le gouvernement libéral n’a nullement fait mention de la garde en milieu familial. Au contraire, le gouvernement libéral met en place une réglementation abusive. Les éducatrices sont épuisées et désabusées face à l’attitude autoritaire du gouvernement », a indiqué François Desrochers.
 
Le député de Mirabel assure qu’il continuera à défendre l’autonomie de ces 15 000 entrepreneures que sont les éducatrices en milieu familial au Québec. « Il faut préserver ce type de garde à l’approche personnalisée qui représente 44% des 200 000 places subventionnées. Le gouvernement doit reconnaître la contribution et l’importance de la garde en milieu familial en traitant les éducatrices avec respect. »