Une communauté juive hassidique traîne Val-Morin en Cour suprême
Source La Presse Canadienne Andy Blatchford

Le maire de Val-Morin, Jacques Brien, dit que sa municipalité a dépensé plus de 100 000 $ en frais d'avocat dans cette affaire, et il estime que la communauté hassidique en a déboursé tout autant.
La communauté juive hassidique de Val-Morin, dans les Laurentides, qui conteste des règlements municipaux de zonage l'obligeant à cesser d'utiliser deux de ses chalets comme synagogue et école, porte sa cause devant la Cour suprême du Canada.
Les bâtiments qui hébergent la synagogue et l'école sont situés sur des terrains résidentiels.
En avril dernier, la Cour d'appel du Québec avait confirmé une décision antérieure de la Cour supérieure du Québec qui donnait raison à la Ville, en stipulant que le règlement municipal est clair et que les édifices ne sont pas conformes aux règlements de zonage locaux.
En avril dernier, la Cour d'appel du Québec avait confirmé une décision antérieure de la Cour supérieure du Québec qui donnait raison à la Ville, en stipulant que le règlement municipal est clair et que les édifices ne sont pas conformes aux règlements de zonage locaux.
La municipalité fait aussi valoir que la communauté hassidique a menti au sujet de l'utilisation des chalets lorsqu'elle a sollicité ses permis.
L'avocat de la communauté, Julius Grey, estime qu'il n'y a pas lieu de tenir compte de cet argument, puisqu'il s'agit d'une cause portant sur un droit garanti par la Charte.
Des membres de la communauté hassidique de Montréal passent leurs vacances estivales à Val-Morin, à 90 kilomètres au nord-ouest de Montréal, depuis plus de 20 ans.