Le PROGRAMME QUÉBÉCOIS DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN rend hommage à ses artisans dans la région des Laurentides
Annie Marsolais, technologue responsable en mammographie - PQDCS, CDD Antoine-Labelle, Francine Ruel, porte-parole provinciale PQDCS et Blandine Piquet-Gauthier, directrice de santé publique des Laurentides.
Lancé en 1998, le PROGRAMME QUÉBÉCOIS DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN célèbre cette année son dixième anniversaire. Pour la directrice de santé publique de la région des Laurentides responsable du programme, la Dre Blandine Piquet-Gauthier, c’est l’occasion de soulignerl’engagement et le dévouement de tous les artisans du programme dans la région. « La tâche que vous avez accomplie depuis dix ans est immense et témoigne d’un travail d’équipe et d’un souci de qualité exceptionnel au service de la santé des femmes », a-t-elle déclaré aux personnes réunies pour fêter cet anniversaire à Mont-Tremblant et Sainte-Thérèse les 15 et 16 octobre, en présence de Mme Francine Ruel, porte-parole du PROGRAMME QUÉBÉCOIS DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN.
Des interventions de la plus haute qualité pour sauver des viesQuelque 125 personnes assurent actuellement le fonctionnement du PROGRAMME QUÉBÉCOIS DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN dans les Laurentides, majoritairement des professionnels de la santé : technologues, radiologues, pathologistes, oncologues, chirurgiens, omnipraticiens, travailleurs sociaux et infirmières, mais aussi des archivistes, secrétaires et gestionnaires. De l’accueil des femmes au traitement du cancer, en passant par toutes les étapes d’investigation et d’accompagnement, chacune de leurs interventions doit répondre aux plus hauts critères de qualité technologiques et professionnels.
Le programme propose aux femmes de 50 à 69 ans de passer tous les deux ans une mammographie de dépistage. La détection d’une anomalie à un stade précoce permet en effet d’intervenir rapidement et, du même coup, d’assurer de meilleures chances de guérison et de sauver des vies.
L’implantation du programme systématique de dépistage du cancer du sein, alliée à la mise au point de traitements de plus en plus efficaces a entraîné une baisse importante de la mortalité liée au cancer du sein chez la femme. En effet, le taux de mortalité diminue depuis 1985 pour atteindre aujourd’hui son plus bas niveau depuis 1950.
À ce jour, la région compte trois centres de dépistage où les femmes peuvent passer leur mammographie, soit les CSSS de Saint-Jérôme, d’Antoine-Labelle et des Sommets. Deux autres centres sont à la veille de pouvoir également offrir leurs services. Un centre de référence pour investigation, situé au CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes, accueille et accompagne les femmes ayant des mammographies anormales et leur offre les examens complémentaires.
La lutte au cancer, une priorité régionale : la prévention avant tout
Cette année, la lutte au cancer a été retenue comme priorité régionale par l’Agence de la santé et des services sociaux et les sept centres de santé et de services sociaux de la région. L’un des défis pour les prochaines années est d’améliorer l’offre de services et l’accessibilité du PROGRAMME QUÉBÉCOIS DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN afin d’atteindre un taux de participation de 70 %. Ce taux est actuellement de 44,7 %, en constante progression depuis 10 ans. La Dre Piquet-Gauthier n’a pas manqué de rappeler aux personnes présentes l’importance de sensibiliser les patientes à une approche préventive face à la santé.