« LES PARTIS FÉDÉRALISTES ONT CLAIREMENT CHOISI DE LAISSER TOMBER LE QUÉBEC »
- Mario Laframboise
« En rejetant le sous-amendement du Bloc Québécois invitant la Chambre des communes à appuyer concrètement dans le budget fédéral les priorités exprimées par l’Assemblée nationale, le Parti libéral et le Parti conservateur ont démontré qu’ils ont laissé tomber le Québec. Ils se préoccupent de soigner leur image au Canada, et tant pis pour le Québec! », a déclaré le député d’Argenteuil-Papineau-Mirabel, Mario Laframboise. Le porte-parole du Bloc Québécois souligne que l’Assemblée nationale du Québec a pourtant clairement fait connaître sa volonté. Les parlementaires y ont unanimement exprimé leurs préoccupations vis-à-vis les changements à la péréquation et les intrusions fédérales qui se multiplient dans les champs de compétences du Québec. Ils ont également livré un message puissant concernant l’urgence d’utiliser les fonds identifiés pour lutter contre la crise et pour les redistribuer aux plus vulnérables.
« Le budget met en œuvre un plafonnement de la péréquation qui fait perdre des sommes considérables au Québec, tandis que la création d’une agence fédérale des valeurs mobilières va à l’encontre de la volonté du Québec, tout en constituant une intrusion directe dans ses compétences. L’absence de mesures pour bonifier l’assurance-emploi et pour les travailleurs âgés qui perdent leur emploi constituent pour leur part un renoncement face au Québec, un abandon consacré de façon pathétique par l’absence d’un plan destiné à aider les secteurs forestier et manufacturier, secteurs qui sont largement concentrés au Québec », rappelle Mario Laframboise.
« Le Bloc Québécois a offert la chance aux partis fédéralistes de tendre la main au Québec en lui signifiant que les préoccupations des Québécoises et des Québécois sont aussi les leurs. Les conservateurs et les libéraux ont toutefois choisi de faire fi de cette occasion. Ils ont choisi de voter contre la justice sociale, contre le droit à l’équité salariale entre les hommes et les femmes et contre une économie plus verte, préférant mettre en œuvre leur vision centralisatrice à contre-courant des aspirations des Québécoises et des Québécois. Ils ont choisi le Canada au détriment du Québec », a conclu le député, Mario Laframboise.