Fermetures des églises

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Réflexions au sujet de la fermeture, de la vente ou du changement de vocation des églises.

Ces temps-ci, lorsqu’il est question des églises dans les médias, il est pratiquement toujours proposé de fermer ou de vendre ou de changer leur vocation parce que les paroisses n’ont plus l’argent nécessaire pour entretenir les lieux du culte et soutenir les projets pastoraux.  C’est vrai que la situation financière est très précaire dans plusieurs paroisses.

Je suis un témoin privilégié de ce qui se vit et se fait par l’entremise de centaines de personnes bénévoles et l’engagement d’agents (es) de pastorale au service de la mission de l’Église dans le monde d’aujourd’hui.

Le bien ne fait pas de bruit, dit-on souvent, et c’est vrai la plupart du temps.  Ce n’est pas dans la culture de l’Église d’aujourd’hui d’exposer tout le bien qui se fait en son sein par un grand nombre de services de toutes sortes dont fait état un document envoyé à tous les membres de la paroisse Saint-Luc.  Je vous invite à consulter le site : (www.paroisse-st-luc.org).

Dans cette paroisse où j’œuvre comme prêtre, il y a une équipe pastorale de cinq personnes très dévouées, une équipe de six marguilliers compétents, une personnel de soutien et d’entretien dynamique ainsi qu’une équipe de 281 personnes bénévoles engagées dans 38 activités différentes.

La vie d’une paroisse ne vit pas de l’air du temps, mais de la participation financière des gens qui la composent.  Notre église est un bien collectif dont tous les membres doivent se sentir responsables.

Pourtant, à peine 10 % des 14,000 familles investissent en moyenne 100.00 $ lors de la campagne annuelle de financement (dîme), soit environ 2.00 $/semaine.  La plus petite contribution est 10.00 $ et la plus haute 1,500.00 $.

Est-ce que les 90 % des familles catholiques qui n’investissent pas lors de la campagne de financement de leur paroisse (dîme), sont des familles anti-religieuses, anti-Église catholique ou athées fermées?  Non ! Je crois que la majorité des familles pratique ce que Jésus attend d’elles et vit des valeurs importantes comme l’amour, la justice, la compassion, l’ouverture aux autres, le partage, l’ouverture spirituelle.  Les familles le font à leur manière, mais elles font toujours partie intégralement de leur paroisse qui a besoin de leur support.

J’ose affirmer que si toutes les familles catholiques investissaient 1.00$ par semaine lors du financement annuel, on ne parlerait plus de fermeture, de vente ou de changement de vocation des églises et on assurerait la vie de tous les services de la paroisse à la grande satisfaction des personnes concernées.

Ce serait pour toute la paroisse une occasion de fierté et un témoignage vibrant de notre foi collective, car l’Église c’est chacune et chacun des membres qui la composent.

 Michel Forget, prêtre