Debrett's, le vénérable guide qui depuis deux siècles fixe l'étiquette et la bienséance dans la société britannique, fait à la faveur de l'épidémie de grippe A(H1N1) sa révolution culturelle en privilégiant la bise sur la joue lors des retrouvailles pour les fêtes de fin d'année.
"Il est médicalement prouvé qu'une bise sur la joue est bien plus hygiénique qu'une poignée de mains. Les gens sont porteurs de millions de germes dans leurs mains, donc la bise à la française est une manière bien plus saine de se saluer", écrit l'arbitre des us et coutumes dans son dernier ouvrage.
La recommandation sera d'autant mieux accueillie dans les pays anglo-saxons qu'on y pratique à grande échelle lors des fêtes le baiser sous le gui, censé porter chance et bonheur.
En bon gardien de la décence, Debrett's assortit sa campagne pour le baiser de multiples conseils de précaution.
"Choisissez bien votre cible afin que cette personne ne se sente pas gênée par un bisou (...) décidez-vous à l'avance: un baiser ou deux? Soyez prudent avec les étrangers: deux bises peuvent apparaître exagérées, même dans une ambiance festive."
"Ne vous rapprochez pas trop de la personne avant et pendant le baiser (...) déposez votre baiser sur la joue droite (c'est celle à votre gauche!), ne déposez pas de la salive et gardez le baiser sur la bouche pour des moments plus intimes".
LONDRES (Reuters)