Avec une empreinte carbone estimée à 46.200 tonnes de CO2, les négociations de Copenhague sur le changement climatique émettront plus de gaz carbonique que toute autre conférence sur le sujet, selon une étude commandée par le gouvernement danois.
Les vols en avion à destination et au départ de la capitale danoise pèsent très lourd dans ce calcul du volume de CO2 qu'auront émis au total les délégués, journalistes, militants et observateurs réunis depuis le 7 et jusqu'au 18 décembre à Copenhague.
A titre de comparaison, ces 46.200 tonnes de carbone sont équivalentes aux émissions annuelles de 660.000 Ethiopiens ou de 2.300 Américains.
Dans le détail, le sommet lui-même aura généré 5.700 tonnes de CO2, et les trajets aériens des participants 40.500.
Pour le CO2 émis par la conférence stricto sensu (logement et alimentation des participants, déplacements locaux, électricité et chauffage du centre de conférence, énergie consommée par les équipements informatiques, rames de papier utilisées dans les imprimantes et les photocopieuses), l'étude a été menée par le cabinet de consultants Deloitte.
La Convention-cadre de l'Onu sur les changements climatiques s'est chargée elle de calculer les rejets carbone liés aux trajets en avion.
"C'est beaucoup plus que les précédentes négociations parce qu'il y a beaucoup plus de monde", explique Stine Balslev, consultante chez Deloitte, qui souligne que 18.000 personnes ont franchi ou franchiront chaque jour les portes du Bella Centre où se tient la conférence.
Reuters