Terres agricoles convoitées par des investisseurs étrangers
Le gouvernement du Québec doit intervenir et
mettre un terme à la dilapidation de nos terres La députée de la circonscription de Mirabel, Mme Denise Beaudoin, interpelle le gouvernement Charest et son ministre de l’Agriculture, Robert Dutil, pour qu’ils assurent la pérennité des fermes familiales au Québec.
« Il faut mettre nos terres agricoles à l’abri des consortiums d’investisseurs étrangers qui sont surtout intéressés à avoir la mainmise sur la production alimentaire », a déclaré la députée, forte de l’appui des militants du Parti Québécois qui, la fin de semaine dernière, ont adopté une résolution d’urgence en ce sens. Denise Beaudoin souligne que le phénomène de la spéculation sur des terres agricoles est mondial mais qu’il s’est accéléré dangereusement cette année. « Il est clair que des terres agricoles surtout de la qualité de celles que nous avons dans la circonscription de Mirabel, suscitent l’intérêt de certains pays qui souhaitent en prendre le contrôle. Cependant, nous ne devons pas abandonner notre garde-manger à des pays étrangers, c’est une question stratégique pour l’avenir du Québec et de ses citoyennes et citoyens », a poursuivi la députée de la circonscription de Mirabel.
Elle rappelle d’ailleurs que cet enjeu avait été soulevé lors des audiences de la Commission Pronovost, mais que rien n’a bougé depuis ce temps. « Des propositions ont été faites entre autres par la Fédération de la relève agricole du Québec et par l’opposition officielle. Si le gouvernement libéral avait agi et mis en place une véritable politique de transfert de ferme favorisant notre relève agricole, l’inquiétude serait beaucoup moins grande aujourd’hui dans le milieu agricole québécois. On perd une ferme par jour au Québec, ça doit cesser ! », soutient Mme Beaudoin.
Elle poursuit en soulignant d’abord la présence et l’action du Centre de formation agricole de Mirabel (CFAM) à Sainte-Scholastique ; puis, elle insiste sur le fait que les terres de la circonscription de Mirabel comptent parmi les meilleures au Québec, qu’elles génèrent des millions de dollars en retombées économiques, et que notre secteur agroalimentaire y est en plein essor.
« Nous devons viser l’indépendance alimentaire du Québec pour le présent et pour le futur, tout en augmentant nos exportations. Il est important que le Québec et la relève québécoise aient accès aux meilleures terres agricoles. Pour cela, le gouvernement doit empêcher la vente de nos terres à des investisseurs étrangers inconnus », a conclu la députée.