L’urgence à l’hôpital de Saint-Jérôme déborde et rien n’est fait pour améliorer la situation. La région des Laurentides, déjà sous-financée en santé, ne semble pas faire partie des priorités du ministre Bolduc et de son gouvernement. La direction de l’hôpital précise avoir rencontré le ministre, il y a trois semaines, pour discuter spécifiquement des problèmes à l’urgence. Mais qu’attend le ministre pour agir?
« Je comprends la détresse des infirmières et infirmiers qui doivent travailler dans des conditions difficiles avec des horaires de travail trop chargés. Le ras-le-bol est tel que plusieurs songent à quitter la profession. De plus, l’état des choses n’est pas sans inquiéter la population qui doit composer avec cette situation. Nul n’est à l’abri de la maladie et tous ont droit à des soins de première ligne de qualité; c’est la base même de notre système de santé public » de dire Gilles Robert, député de Prévost.
M. Robert avait d’ailleurs interpellé le ministre Bolduc à la période des questions du 3 juin dernier sur les temps d’attente à l’urgence de Saint-Jérôme qui était en moyenne de 22h à l’époque. Après vérifications auprès des gens du milieu, il faut bien se rendre à l’évidence que la situation à l‘urgence de Saint-Jérôme ne s’est pas améliorée depuis le mois de juin dernier.
« La situation est grave, il faut que le ministre sorte de son mutisme et propose des solutions pour régler les problèmes à l’urgence dans les plus brefs délais. Monsieur le ministre de la Santé, le temps est à l’action, cessez de tergiverser et présentez-nous de vraies solutions » de dire le député de Prévost.