Parti Québécois veut forcer le gouvernement libéral à se préoccuper enfin du problème des hausses draconiennes de taxes foncières que subissent des milliers de Québécois en présentant un projet de loi d’ici la fin 2010.
« Si pour certains ce phénomène est réjouissant parce qu’il augmente la valeur de leur résidence, il y a des drames humains malheureux qui surviennent. De nombreuses familles ou encore des personnes âgées sont incapables d’y faire face financièrement, notamment parce qu’ils sont des riverains. Le gouvernement libéral prétend s’occuper de ce phénomène, mais malheureusement, le mal sévit depuis trois ans et nous n’avons toujours aucun engagement de sa part. Il faut que ça cesse ». C’est ce qu’a déclaré le député de Blainville et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires municipales, Daniel Ratthé, qui a déposé une motion à l’Assemblée nationale afin d’obtenir un engagement ferme du ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard.
Cette motion se lit ainsi :
« Que l'Assemblée nationale du Québec exige du gouvernement libéral le dépôt, d’ici l’ajournement de décembre 2010, d’un projet de loi devant solutionner de façon juste et équitable le problème de la réévaluation en forte hausse de la valeur de certaines propriétés et de la hausse subséquente des taxes foncières affectant leurs propriétaires. »
Le député de Blainville souligne que cette question est largement connue et documentée. En 2008, réagissant au dépôt d’un projet de loi initié par le Parti Québécois, l’ex-ministre des Affaires municipales et actuelle vice-première ministre, Nathalie Normandeau, mettait sur pied un groupe de travail. Le rapport a été tabletté en 2009. « Après des années de promesses aux propriétaires victimes de hausses draconiennes de taxes foncières, le gouvernement n’a toujours rien fait et ne fait toujours rien », a déploré M. Ratthé.
Il rappelle que ce phénomène a aussi été vécu dans d’autres États et pour lequel les gouvernements sont passés à l’action. « Il n’y a pas de recette miracle, mais ce n’est pas une raison pour fermer les yeux sur le problème. Ce qui est gênant, c’est de voir le gouvernement être très actif pour répondre aux demandes des grandes compagnies, mais être très absent pour répondre aux besoins des citoyens. Le temps des consultations est révolu : le gouvernement libéral doit passer à l’action. Les citoyens qui subissent ces hausses sont tannés d’attendre. Voilà pourquoi le gouvernement doit déposer un projet de loi avant la fin de l’année », a conclu M. Ratthé.