
Le centre de tri de Rivière-Rouge a été fermé,
en catimini, entre 10 h 30 et midi,
le mercredi 20 décembre 2006.
Prétextant un manque de matières à recycler, la direction a renvoyé les employés du quart de jour vers 9 h 30...
À compter de midi, la direction a appelé certains dentre eux, du quart de soirée, pour leur signifier quil ny avait pas de travail en soirée. Des travailleuses et des travailleurs non rejoints se sont butés en début daprès-midi sur une entrée fortifiée, cadenassée et gardée par des agents de sécurité.
Le porte-parole syndical, Pierre Morabito, déclare que rien ne justifie une fermeture précipitée : « Le contrat avec la MRC des Laurentides est valide jusquen juin 2007, et avec la MRC dAntoine Labelle, il est toujours valide. Notre proposition de plan daffaire na toujours pas fait lobjet dune réponse formelle de la RIRHL et le travail se déroulait normalement au centre de tri ».
Cest une fermeture sauvage : aucun avis na été envoyé, ni au syndicat, ni aux salarié-e-s, ni aux ministères concernés.
En soirée, les travailleuses et travailleurs du centre de tri, accompagnés de lexécutif du Conseil central des Laurentides CSN et de représentants de syndicats de la région, ont massivement participé à lassemblée publique du conseil dadministration de la Régie intermunicipale de récupération des Hautes Laurentides (RIRHL). Les dirigeants du centre de tri ont été incapables de justifier cette fermeture précipitée.
« Cest parce que les employés sen allaient en congé des fêtes
» a tenté de justifier le président du conseil dadministration de la RIRHL et maire de Saint- Aimé-du-Lac-des-Îles, François Desjardins. Les employé-e-s ont aussi appris de la bouche même de monsieur Desjardins que lengagement de gardes de sécurité coûtait plus de 1 000$ par jour.
UNE FERMETURE TEMPORAIRE
Pour le président du syndicat, Pierre-Paul Marcotte, il sagit dune fermeture temporaire et dun mauvais moment à passer. « Nous demandons à la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, de faire enquête sur la gestion du centre de tri. Le ministre de lEnvironnement, Claude Béchard, est aussi interpellé en rapport avec le Plan de gestion des matières résiduelles que doivent respecter les MRC ».
De plus, le syndicat entend travailler de concert avec les municipalités opposées à la fermeture et regroupées dans ce quon appelle le « Groupe des six » (Ferme-Neuve, Chute Saint-Philippe, Lac Saguay, Rivière-Rouge, Lac Saint-Paul, Lac-desÉcorces). « Désormais, on parlera du « Groupe des sept » puisque le syndicat sest joint aux six municipalités pour réclamer unanimement la réouverture du centre de tri » a déclaré monsieur Marcotte.