Animés d’un même désir d’améliorer sans cesse les services offerts à la population, le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Saint-Jérôme et le centre de réadaptation en dépendance des Laurentides, le Centre André-Boudreau, sont fiers d’annoncer la ratification d’une toute nouvelle entente de collaboration entre les deux établissements. Ils unissent leurs efforts pour permettre une meilleure satisfaction des besoins d’une clientèle très vulnérable, les individus soumis à une ordonnance des tribunaux du Québec. On retrouve parmi cette clientèle les accusés dont le Tribunal exige une évaluation psychiatrique pour aptitude à subir un procès et pour responsabilité criminelle ainsi que ceux ayant eu une libération conditionnelle et pouvant amorcer leur rétablissement dans la communauté.
L’Hôpital régional de Saint-Jérôme offre ces services d’évaluation par le biais de l’unité médico-légale pour la population du district judiciaire de Terrebonne (bassin centre et sud des Laurentides et une
partie de la région de Lanaudière). Dix lits de l’unité psychiatrique sont réservés à ces usagers. « En plus d’effectuer l’évaluation de la personne sous notre garde, nous lui prodiguons les soins nécessaires au recouvrement de la santé et l’accompagnons dans son processus de rétablissement par une offre de services adaptés à son besoin de réadaptation. C’est à ce niveau qu’une collaboration avec les spécialistes en dépendance du Centre André-Boudreau prend tout son
sens. Car très souvent, l’individu que nous soutenons dans le cadre de la santé mentale justice présente aussi des problèmes de toxicomanie», affirme Madame Lorraine Fortin, directrice du
Programme santé mentale et dépendances au CSSS de Saint-Jérôme.
Par cette entente, un intervenant du Centre André-Boudreau est mis à la disposition de l’équipe du CSSS de Saint-Jérôme. Il assure le suivi d’un certain nombre de clients et offre une expertise conseil en dépendance auprès des membres de l’équipe. « L’intervenant du Centre peut alors effectuer des rencontres de motivation avec la personne en question et ce, avant même qu’elle soit prête à faire une demande de service plus formelle. L’individu pourra ensuite bénéficier des nos services réguliers.
Ces interventions, contrairement à nos services externes réguliers, pourront avoir lieu à l’hôpital ou encore dans la ressource qui héberge cet individu » précise Monsieur Hébert Parisé, coordonnateur
des services du programme adulte au Centre André-Boudreau. Pour les deux établissements partenaires, il s’avère essentiel de mettre toutes les chances de succès de leur côté en adaptant leurs services et approches respectives. Ils souhaitent ainsi faire leur part pour faciliter la réinsertion sociale de ces personnes fragilisées.