Pas de gare à  Mirabel!

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Devant la décision défavorable rendue, hier, par le Tribunal administratif du Québec (TAQ), dans le dossier d’aménagement d’une gare à Mirabel, la Ville de Mirabel n’a d’autres choix que de s’en remettre désormais au gouvernement du Québec pour la suite des choses.

Comme le déclare le maire de Mirabel, M. Hubert Meilleur, « compte tenu des trois décisions négatives rendues dans ce dossier, qui traîne d’ailleurs en longueur depuis des années, maintenant, la Ville doit donc se rendre à l’évidence que les organismes gouvernementaux ne peuvent répondre aux attentes de la population 

irabelloise en matière de transport en commun ». Dans les circonstances, elle demande au gouvernement du Québec d’agir par décret ou de toute autre façon relativement à l’aménagement d’une gare à Mirabel. « Le gouvernement, de poursuivre le maire, a donc maintenant l’occasion de démontrer qu’il est vraiment sérieux quand il clame l’importance et le bien-fondé pour les citoyens du Québec d’utiliser le transport en commun plutôt que l’automobile dans leurs déplacements quotidiens. »

« Si le gouvernement n’agit pas dans ce dossier, nous pourrons en déduire que le message qu’il véhicule prônant l’utilisation des transports en commun ne se traduit pas, dans la réalité, par des gestes concrets », de déclarer M. Meilleur. De plus, il ajoute que « la Ville de Mirabel a investi au fil des dernières années au-delà de 100 000 $ dans le dossier de la gare et qu’elle n’entend pas y consacrer un sou de plus si le gouvernement ne fait pas la démonstration d’une volonté ferme dans ce dossier éminemment d’actualité ».

Il faut se rappeler qu’en mars 2005, une première demande - qui essuyait un refus à l’hiver 2006 - était adressée à la Commission de la protection des terres agricoles du Québec (CPTAQ) d’utiliser plus ou moins 350 000 pi2 aux fins d’une gare, et ce, dans le but de répondre aux orientations du gouvernement qui encouragent fortement les travailleurs à utiliser au quotidien le transport en commun plutôt que leur véhicule. À ce chapitre, on évaluait dès lors à Mirabel quelque 300 usagers potentiels du train de banlieue. Depuis, la Ville s’est vu refuser une deuxième fois sa demande (faite en 2009) d’aménagement d’une gare par la CPTAQ. C’est ainsi que dans les semaines suivant la deuxième décision défavorable de la CPTAQ, soit en février 2010, la Ville décidait de s’adresser au TAQ, dans ce dossier.
 
Selon la Ville, cette décision ne rendait pas justice aux citoyens désirant utiliser le transport en commun et ne correspondait surtout pas aux orientations véhiculées par le gouvernement du Québec, en la matière.