Gilles Robert: CHSLD et psychiatrie.

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Encore une fois le gouvernement de Jean Charest laisse tomber les gens des Laurentides…

Annoncée en grande pompe en 2008 par le ministre de la Santé Yves Bolduc, la construction d’un nouveau CHSLD à Saint-Jérôme devait être complétée en 2012.  Le ministre Bolduc disait à l’époque : « Cette annonce s'inscrit dans le volet immobilier de notre Plan d'action 2005-2010 sur les aînés en perte d'autonomie intitulé Un défi de solidarité ».  Nous sommes en 2011 et rien n’a été entamé.

Bien que le ministère de la Santé et des Services sociaux nous confirme qu’il a approuvé le projet au ministère, on nous explique que ce projet n’a pas été retenu dans le plan quinquennal des immobilisations du Conseil du Trésor.  « Je ne comprends pas qu’un projet qui était urgent en 2008 ne puisse se concrétiser rapidement d’autant plus que les besoins pour les aînés en perte d’autonomie sont criants dans notre région.  Pourquoi ce projet de centre d’hébergement de 212 lits n’est-il pas prioritaire dans une région déjà durement éprouvée par des problèmes d’iniquité en santé et ce, depuis plusieurs années?  Pourquoi faire des promesses si on n’a pas l’intention de les tenir? » d’affirmer le député Robert. Dans un autre ordre d’idées, le Collège des médecins et l’ordre des infirmières du Québec ont déposé dernièrement les résultats de l’enquête sur le département psychiatrique du CSSS de Saint-Jérôme et les craintes, maintes fois exprimées par le député de Prévost, ont été malheureusement confirmées.  « Approches désuètes », « encadrement instable », « changement de culture nécessaire », voilà autant de critiques adressées par l’enquête.  « Je me suis déjà intéressé au dossier durant la dernière campagne électorale en mettant de l'avant un projet d'urgence en santé mentale » de dire M.Robert.  Autant au ministère qu’à la direction du CSSS on nous assure que les recommandations de l’enquête ont été bien accueillies et que les corrections seront apportées rapidement.  « Tous les intervenants sont interpellés afin de revoir les pratiques de ce département, le temps est venu de passer des paroles aux actes. »  Et M.Robert de rajouter : « Le département de psychiatrie de Saint-Jérôme est le troisième en importance au Québec, pourtant l’enquête le décrit comme vétuste, déprimant, non sécuritaire et insalubre.  Il nous faut investir dans un nouveau pavillon psychiatrique, c’est plus qu’un besoin, c’est une nécessité pour la population des Laurentides. »