Gilles Robert, réclame une commission d'enquête

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Les députés libéraux doivent mettre de côté la partisanerie et appuyer la tenue d’une commission d’enquête publique

Le député de Prévost, Gilles Robert, réclame une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction et exhorte les députés libéraux à mettre de côté la partisanerie pour que cessent la collusion et la corruption. « Près de quatre Québécois sur cinq réclament la tenue d’une enquête publique. Les députés libéraux ne peuvent faire fi de la volonté de la population qu’ils représentent », a déclaré M. Robert.

Mercredi dernier à l’Assemblée nationale, le Parti Québécois a déposé une motion réclamant la tenue d’une commission d’enquête publique. Malgré les appels à répétition demandant à Jean Charest de permettre le vote libre à ses députés, le premier ministre s’est entêté. « La motion a malheureusement été battue parce que les députés libéraux ont refusé de voter en leur âme et conscience. Ils ont préféré suivre la ligne de parti qui va à l’encontre des intérêts de la population. Les députés sont élus pour représenter la population et non pour défendre un système de collusion et de corruption », a expliqué le député Robert. Comment les députés libéraux ont-ils pu voter contre la tenue d’une commission d’enquête publique alors que les révélations s’accumulent jour après jour depuis plus de deux ans. Le rapport Duchesneau est le plus récent exemple probant. Nous avons découvert un univers clandestin et bien enraciné, d’une ampleur insoupçonnée, néfaste pour notre société aussi bien sur le plan de la sécurité et l’économie que sur celui de la justice et de la démocratie, peut-on lire dans le rapport.

« C’est la démocratie québécoise qui est touchée. Nous savons que le crime organisé a infiltré des pans entiers de notre économie et de nos institutions. C’est inacceptable que les députés libéraux ferment les yeux devant autant de corruption qui rend la population de plus en plus cynique envers la classe politique. Devant de telles révélations, les élus du peuple doivent outrepasser la ligne de parti et agir selon leur conscience. Ce sont toutes les forces de notre nation qui doivent être mises dans la balance pour combattre la corruption », a soutenu le député de Prévost.

Une fois élu, le Parti Québécois tiendra une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction.