Monsieur Daniel Ratthé, député de Blainville, s’est dit satisfait que ses représentations auprès de la Commission de la représentation électorale (CRE) à l’automne dernier à l’effet de ne pas surpeupler la circonscription de Masson en y transférant les citoyens de la ville de Sainte-Anne-des-Plaines aient porté fruit. « Nous avons démontré à la CRE que cette proposition ne solutionnait aucunement les problèmes de surpopulation des comtés de Blainville et Masson et qu’elle devait retourner à la table de travail afin de trouver une alternative valable au boom démographique qu’a connu et que connaît encore la région », a déclaré le député.
Dans le mémoire déposé à cette occasion, le député de Blainville suggérait essentiellement de revoir le découpage de l’ensemble des circonscriptions des Basses-Laurentides afin d’assurer une représentation plus juste et équitable de tous les électeurs de la région, ce qui n’est pas le cas actuellement. En effet, en date du 20 août 2010, la circonscription de Groulx comptait 50 200 électeurs, celle de Mirabel, 53 323, Deux-Montagnes, 46 561 et celle d’Argenteuil, 42 171 alors que Blainville en comptait 60 070. « Je suis à la fois étonné et déçu qu’à la lueur de ces données, qui démontrent bien que plus on va vers l’ouest, moins les circonscriptions sont peuplées, la CRE n’ait pas tenu compte de notre suggestion de mieux répartir les citoyens dans chacune des circonscriptions », a déploré monsieur Ratthé.
Rappelons que la CRE a rejeté cette option et proposé, dans son second rapport déposé le 20 septembre dernier, une nouvelle délimitation de la circonscription de Blainville. Celle-ci verrait la partie située à la fois au sud du boulevard de la Seigneurie et à l’ouest de la voie ferrée transférée dans la circonscription voisine de Groulx. « Ce redécoupage à même le territoire blainvillois m’attriste. Bien qu’il permette d’ajuster un peu le poids démocratique des électeurs de la circonscription à court terme, il ne fait que remettre à plus tard ce qui aurait dû être fait main-tenant », de conclure Daniel Ratthé.