Annoncée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), une nouvelle compression dans le réseau collégial public s’ajoutera à celle de 31,3 M $ mise en branle en mai dernier. Pour le Cégep de Saint-Jérôme, ces compressions représentent une coupure de près de 1 M $ à son budget de l’année scolaire 2011-2012. Une coupure inacceptable et inéquitable, a indiqué le directeur général du Collège, M. Serge Tessier.
Additionnée à la coupure de 350 000 $ du printemps, le gouvernement exerce maintenant une ponction supplémentaire de 650 000 $ au budget du Cégep. Inattendue, cette décision entre en contradiction avec le discours gouvernemental qui place l’éducation en priorité. Considérant que l’ensemble des services et des ressources d’un cégep sont au bénéfice de l’étudiant, le directeur du Collège craint l’impact de ces compressions sur la qualité des services offerts : « À court terme et sans le choix des moyens, il est impossible d’atteindre l’objectif du MELS de couper sans affecter les services aux étudiants. D’autant plus que cette nouvelle survient au moment où nos budgets sont déjà adoptés et les plans d’effectifs finalisés. »
Le gouvernement affirme que les services aux élèves ne seront pas touchés puisque la ponction se fera à même les surplus accumulés des collèges. Or, ces réserves, résultats d’une gestion prudente et responsable des finances, ont permis au Cégep de Saint-Jérôme de réaliser plusieurs projets au profit de la communauté étudiante depuis les dernières années. « Nous avons investi, à même nos surplus, près de 1 M $ pour la modernisation de nos laboratoires de sciences et près de 500 000 $ pour le café étudiant, l’agora et l’auditorium. Nous avions par ailleurs commencé à constituer des réserves pour, entre autres, le renouvellement des équipements en génie mécanique et pour la modernisation de la bibliothèque. », de souligner M. Tessier.
Iniquité entre les réseaux
Tout comme l’ensemble du réseau collégial, le CSTJ s’est montré ouvert à collaborer à l’effort collectif visant l’atteinte de l’équilibre budgétaire en 2013-2014. Cela dit, M. Tessier revendique un effort réparti de manière équitable entre les réseaux de l’éducation : « Tandis que les universités sont épargnées, les plus récentes compressions touchent les commissions scolaires et plus durement encore les cégeps. »
Les présidents et présidentes des Conseils d’administration, ainsi que les Directions générales des cégeps se sont d’ailleurs entendus pour dire que la décision du MELS ébranlait vivement la stabilité du financement collégial, mettant ainsi en péril la pérennité et la qualité des services.