Il faut mettre en place un véritable financement populaire en limitant la contribution annuelle à 100 $!
Conscients de la nécessité de l’intégrité et de la transparence tous azimuts en politique, la députée de la circonscription de Mirabel, Me Denise Beaudoin, et le candidat du Parti Québécois à la prochaine élection dans la circonscription de Deux-Montagnes, M. Daniel Goyer, affirment conjointement leur « détermination à réaliser cet objectif, déjà identifié lors du congrès national du P.Q. en avril 2011, de limiter la contribution annuelle à un parti politique à 100 dollars par personne. Le bien-fondé d’une telle mesure ne fait aucun doute à nos yeux et elle comporte de multiples avantages, comme nous allons le démontrer. »
Condition nécessaire à la démocratie
« Depuis des années, rappelle Mme Beaudoin, on ne compte plus les révélations mettant en cause des stratégies plus que douteuses sur le financement politique. Les plus récentes, notamment l'organisation par des firmes d'ingénierie de cocktails de financement du PLQ ou encore la présence d'un membre présumé de la mafia lors d'un petit déjeuner avec l’ex-ministre Line Beauchamp, contribuent au cynisme et minent la confiance des citoyens à la fois envers nos institutions politiques et les élus. »
De son côté, le candidat du PQ de la circonscription de Deux-Montagnes, M. Daniel Goyer, saisit l’occasion que son organisation soit elle-même en campagne de financement pour affirmer que « afin de redonner confiance aux citoyens et en particulier à nos propres membres, nous devons éloigner la politique de l'influence indue des collecteurs de fonds et des lobbies. Ce financement, essentiel pour tous les partis, doit cependant se faire de la façon la plus limpide qui soit. J’ai le plus grand respect pour ceux et celles qui contribuent démocratiquement à la santé financière de la formation politique de leur choix. »
Valoriser le financement populaire
La députée de Mirabel poursuit dans la même veine : « l’arbitraire, la corruption, les dérèglements et les scandales révélés entourant le type de financement obscur mis en place par les Libéraux de Jean Charest ont été unanimement dénoncés. Ce manque d’éthique flagrant illustre tristement que la santé financière du parti est plus importante que bien gouverner! Voilà de quoi inquiéter les citoyens et citoyennes! »
Le candidat du PQ dans la circonscription de Deux-Montagnes estime pour sa part que « imposer la limite d’une contribution politique à 100 $ par personne a le net avantage de donner de la valeur au geste de financement d’un parti. »
Des mœurs assainies
M Goyer soutient « qu’avec une telle formule de financement politique, il n’y a plus de faveur à attendre et donc personne ne se voit plus “attaché” à un parti. Dans le cas contraire, on voit bien toutes les dérives malheureuses venir marquer le financement des partis quand la population ne se l’est pas approprié. Les partis ont besoin d’argent ; dès lors que les gens ne contribuent pas, vers quelle source de financement vont-ils se tourner ? …Et la spirale est lancée ! »
Me Beaudoin et M Goyer concluent en appelant la population de leur circonscription respective à prendre en main le financement de leur parti car rappellent-ils, « il est primordial que chaque citoyen agisse individuellement en toute liberté et démocratie. »