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Écrit par Gilles Bouvrette   
Jeudi, 06 Septembre 2007
 Fête du cimetière de St-Jérôme
Dimanche 13 septembre 2009
Découvrez ici les us et coutumes funéraires de nos aieuls et
d'où origine la fête du cimetière ?
Il y a 186 ans, les colons de la Rivière du Nord assistaient aux offices religieux dans une petite chapelle située à l'agglomération de la rivière du Nord, au village de la Chapelle.
Cette chapelle, construite en 1821 accueillait le curé de Sainte-Anne-des-Plaines pour y célébrer la messe selon son bon vouloir. La célébration des offices cessa en 1839 lors de l'ouverture de la première église de Saint-Jérôme.
C'est suite à la requête des Seigneurs Dumont et de Bellefeuille, soit le 15 novembre 1834, que Mgr  Joseph Signay éleva l'érection de la paroisse de St-Jérôme.
Désigné curé de la paroisse, Étienne Blyth  s'installa avec ses parents au village de la  chapelle pour accomplir son ministère. Il procéda  à l'ouverture des registres le lundi 23 janvier  1837  avec deux baptêmes et trois mariages.
 
Le premier cimetière
Il n'eut aucune inhumation au village de la Chapelle. La chapelle étant une desserte, les corps devaient être transportés en terre bénite, soit au cimetière de Sainte-Anne des Plaines. Les premières sépultures de la paroisse remontent au 9 mai 1837. Le curé Blyth inaugura le premier cimetière de  Saint-Jérôme avant la construction de l'église. Assisté de Nicholas La Chapelle et de Louis Gauvreau, il procéda à l'inhumation de vingt-trois corps. J'imagine l'improvisation d'un charnier, puisque les décès inscrits remontaient du 2 février au 30 avril. Ce cimetière était situé dans l'actuel parc Labelle et s'étendait au parvis de la cathédrale.
 
Un nouveau cimetière
La population de Saint-Jérôme augmentât rapidement, le cimetière et l'église ne suffisaient plus à répondre aux besoins de la population. C'est ainsi que le curé Labelle fut contraint d'établir un nouveau cimetière. Acquis par donation à la fabrique en 1878, les terres de William Scott (9 arpents) et du notaire Melchior Prévost (3 arpents) permirent au Roi du Nord de concrétiser son rêve. Le cimetière, situé à un mille de l'église accueillit en 1886 ses premières dépouilles. Le transfert des sépultures prit fin en 1888.
Le monument situé à l'entrée du cimetière fait référence à 4600 morts. Les corps que les familles n'ont pas pris soin de transférer dans leurs lots respectifs, furent déménagés dans une fosse commune.
Selon les voeux du curé Labelle, une chapelle fut édifiée en 1887 au centre du cimetière. Hormis le rehaussement de la structure en 1840 sur une nouvelle base et la reconstruction du clocher en 2000, la chapelle conserve son cachet original.
 
 
Le curé Labelle
Lors des funérailles en janvier 1891 du curé Labelle, plus de 10,000 personnes assistèrent à l'événement. Je vous propose un écrit de l'époque pour vous décrire le décor: «Le cimetière qui venait à peine d'être installé par les soins intelligents du curé Labelle, ce cimetière qui faisait sa fierté, l'accueillait sous la neige avec son joli chemin de la croix, son grand calvaire dont les personnages semblaient encore plus éplorés en cette journée de deuil».
Le curé Labelle fut inhumé sous la chapelle. Il est maintenant entouré de membres du clergé du diocèse de Saint-Jérôme. Le chanoine Paul Labelle, chroniqueur d'histoire à Saint-Jérôme, repose à la droite de son arrière-petit-cousin. Notez que la mère du curé Labelle est ensevelie sur le côté droit de la chapelle (ouest).

Évolution
Les premiers lots furent répartis en 1886 le long de l'allée centrale, soit l'allée qui mène à la chapelle mais surtout dans le quadrilatère ouest (vers la pinède et le charnier).
Les monuments, croix de bois et stèles funéraires du début du cimetière ont presque tous disparus. Malgré tout, il existe encore des monuments relatant la présence de corps inhumés. Lors de sa prise en charge du cimetière en 1936, monsieur Roger Boivin procéda à la numérotation des lots en créant un registre des inhumations. L'actuel responsable du cimetière, son fils Gaétan lui succéda en 1972.Il assistait son père depuis1958 alors qu'il n'avait que 14 ans. Il fut témoin de l'évolution des méthodes de travail.
Naguère, tout le travail se faisait à la main. Ce n'est qu'en 1965 que débuta l'utilisation d 'un tracteur pour l'entretien du cimetière. Les Boivin abandonnèrent le pic et la pelle pour une excavatrice en 1969.
 
Le Crématorium
Le premier crématorium au Canada fut construit au cimetière Mont Royal en 1901, mais ce n'est qu'en 1963 que l'Église admit la crémation. Les premières incinérations débutèrent vraiment à partir de 1976 au Québec.
 C'est en 1981 que notre cimetière recueillit ses premières cendres dans le premier loculi (derrière la Chapelle au pied de Notre Dame de la Pieta).
Saint-Jérôme se dota de son crématorium en 1984 et dès sa première année d'opération, 300 crémations furent pratiquées. La demande s'intensifia et l'on dût le remplacer en 1995. L'ancien crématorium fut transformé en columbarium. Depuis son entrée en service le crématorium de Saint-Jérôme dessert les villes de Sainte-Thérèse, Lachute, Terrebonne jusqu'à Mont-Laurier. Cette année l'on prévoit 2,600 crémations et pour répondre aux exigences du marché, l'on procédera bientôt à l'ajout d'un troisième four.
La population de Saint-Jérôme opte pour l'incinération dans une proportion de 65%.
 
La fête du cimetière
C'est le curé Labelle qui donna le coup d'envoi à la fête du cimetière en 1887.  À l'origine, cette célébration se nommait fête du calvaire. En 1942 Mgr Dubois, alors curé de la paroisse, remplaça le calvaire (construit en même temps que la chapelle) vu sa dégradation. Il y fit construire une grotte semblable à celle de Lourdes. C'est  à cet endroit qu'est encore célébré la messe lors de la fête du cimetière, le deuxième dimanche de septembre. Mgr Dubois avait aussi à l'époque l'intention d'implanter des caveaux autour de la grotte, (il en existe que deux) mais l'évêque du diocèse, Mgr Frenette n'endossa pas cette entreprise. 
 
 Gilles Bouvrette avec la collaboration de Serge Laliberté
 

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