Hausse du salaire minimum en mai

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Le salaire minimum augmentera de 0,50 $ l'heure le 1er mai 2008  

La plus importante hausse du salaire minimum depuis plus de 30 ans

 

 Le ministre du Travail, M. David Whissell, annonce que le taux général du salaire minimum au Québec passera de 8 $ à 8,50 $ l'heure à compter du 1er mai 2008, ce qui touchera plus de 254 000 personnes. « Cette hausse appréciable, qui sera la cinquième augmentation consécutive du salaire minimum depuis notre arrivée à la tête du gouvernement, témoigne de notre volonté d'accroître l'incitation au travail et de lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale », a déclaré le ministre Whissell.

 

Ainsi, à compter du 1er mai prochain, une personne qui travaille 40 heures par semaine au salaire minimum verra son revenu annuel augmenter d?environ 1 000 $, une majoration de 6,25 %. En outre, le taux du salaire minimum consenti aux employés au pourboire sera porté de 7,25 $ à 7,75 $ l?heure, alors que le taux payable aux salariés de certains secteurs de l?industrie du vêtement passera de 8,25 $ à 8,50 $ l?heure. Quant aux cueilleurs de petits fruits payés au rendement, ils bénéficieront d?une augmentation proportionnelle à celle accordée aux travailleurs rémunérés au taux général du salaire minimum.

 

Actuellement, près de 6 % des salariés sont rémunérés au taux du salaire minimum au Québec. Ces derniers évoluent surtout dans le secteur des services, soit le commerce de détail, l?hébergement et la restauration. Les femmes et les jeunes de moins de 24 ans sont proportionnellement plus représentés dans ce groupe de travailleurs que dans l?ensemble des salariés.

 

Il faut remonter à 1975, sous le gouvernement libéral de Robert Bourassa, pour observer une hausse aussi importante du salaire minimum. À l?époque, les travailleurs rémunérés à ce taux avaient profité de deux majorations successives au cours de l?année, une de 0,30 $ le 1er juin et une autre de 0,20 $ le 1er décembre.

 

Au Québec, la révision du salaire minimum s?effectue sur une base annuelle à partir d?un certain nombre d?indicateurs socioéconomiques rigoureux. « Cette façon de faire nous permet d?évaluer la marge de man?uvre dont nous disposons pour améliorer le plus possible le pouvoir d?achat des travailleurs au salaire minimum, sans risquer de mettre leur emploi en péril ou de nuire à la compétitivité des entreprises », a conclu le ministre du Travail.