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La Tribune
Écrit par   
 Édition du 5 août 2004
Le marché public de Saint-Jérôme représente plus de 140 ans d'histoire.
Déjà la construction d'un marché public fut abordé au conseil municipal en 1862, mais ce n'est qu'en janvier 1863 que le lieu choisit fit l'unanimité.  Monsieur François Cloutier fut chargé de construire ce marché pour la somme de 500,00$ sur deux lots achetés 20,00$ de la Corporation du Comté de Terrebonne sur la rue St-Georges.  Ce bâtiment logea les étals des bouchers et autres services tandis que les cultivateurs offraient leurs produits tout autour.  Cette bâtisse logera plus tard la station de pompiers et policiers.
 
 
Quelques anciennes familles connurent ce marché, les Plouffe, les Bélanger,  les Gauthier, les Fortier, les Coursol et combien d'autres.  Monsieur David Plouffe fréquenta notre marché local pendant plus de 70 ans,
 
 
 
       Edmond Bélanger depuis 1937
 
La plupart débutèrent avec leurs parents en bas âge et continuent la tradition familiale. Ils apportaient les produits de leur ferme à bord « d'express » tiré par un cheval qu'il laissait à l'étable de l'hôtel Plouffe pour le retrouver à la fin du jour et peut-être se rafraîchir avant le retour à la maison.
 
 
 Raynald Coursol depuis 50 ans      
 
Un deuxième marché
Le marché est relocalisé dans un nouveau quadrilatère en 1945.  C'est dans l'ancien parc du C.P.  où se produisit autrefois notre fanfare locale qu'on le retrouve. On y retrouvait quatre allées recouvertes d'une toiture et une cinquième pour les animaux vivants :  cochons, poules, canards et autres produits tels que : bois de corde, foin et tabac à pipe, etc.
 
Monsieur Brunet qui tenait une voiture à patates frites suivit également.  Il se vendait beaucoup de viande à cette époque ainsi que des légumes selon la saison.  Monsieur Clark était l'inspecteur des viandes qui étaient étalées sous le « coton fromage » sur les tables des commerçants.  Elles se vendaient en quartier ou à la livre. Un certain monsieur Jasmin de Montréal était connu pour la vente de fruits à notre marché.
 
Durant les années 1950, une foule de jeunes gens offraient leur voiturette pour le transport des colis et le prix variait selon la distance à parcourir.  Combien de jéromiens et jéromiennes n'ont-ils pas entendu ces mots :  « Taxi! Taxi! » .

Le temps fort de notre marché local est toujours la période après les récoltes en août et septembre.  Pensez au sirop d'érable au printemps, les petits fruits et légumes en été et les pommes à l'automne.  Autrefois, l'automne était le temps des provisions pour le ketchup et les patates ou autre utilité.
 
Le vieux marché de la rue Saint-Georges
 
Un autre déménagement
Le besoin de stationnement apporte ce changement.  Il sera situé sur l'ancien site de l'école des garçons (1855 - 1873) de l'autre côté de la voie ferrée.  Sa configuration change, il n'y aura plus qu'une seule allée centrale qui offre 90 places et qui possède deux entrées et sorties.
 
De nos jours, notre marché local offre aux consommateurs encore des produits de nos cultivateurs locaux dans une proportion de 50 à 80%.  Tout a changé depuis 1981, le coût de la main doeuvre et sa rareté.  Nous y retrouvons aussi des marchands de fruits et légumes qui achètent leurs produits à l'extérieur en gros et nous l'offrent au détail.
 
Jusqu'en 1981, notre marché local a très bien fait vivre ses participants mais aujourd'hui la concurrence des grands marchés d'alimentation leur enlève une partie de leurs revenus antérieurs.  Cela n'empêche pas leur présence et cela depuis des générations.  Ils offrent des produits de qualités.
 

 
Notre marché public local accueille la population jérômienne et des environs.  Nous y retrouvons des produits appétissants et dons les prix rivalisent les grandes surfaces.  On  trouve de tout et pour tous les goûts.
 
L'accueil est cordial et dans certains étals, nous retrouvons des gens plus volubiles et au parler parfois coloré.  C'est le charme de notre marché.  Que dire des joyeuses rencontres et retrouvailles pour parler de tout et de rien, juste pour jaser.

Salutations à monsieur François Desjardins, collecteur municipal qui fait ce travail depuis plusieurs années.  Le coût d'un espace varie de 25 sous depuis le 1er marché, à  plus de 30,00$ pour aujourd'hui.  Il faut mentionner que plusieurs louent à la saison.  Certains y assurent même une présence en période hivernale, il faut le faire.

 
En terminant, je vous invite à découvrir notre marché local où la variété de se produits vous étonnera. Alors, BON MARCHÉ!
 

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