Quand le jazz devient zen |
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Opinion |
Écrit par Pierre Lauzon |
Dimanche, 30 Septembre 2012 |
Michel Dubeau, qui porte aussi le nom de Michel Rakumon Dubeau, nom japonais qu’il s’est vu attribuer en juillet dernier par le grand-maître de la flûte japonaise, le shakuhachi, Alcvin Ryuzen Ramos, en devenant assistant-maître de cet instrument aux sons on ne peut plus zen, ne cesse de nous étonner et de faire sa marque un peu partout, ici et à l’étranger. Après avoir accompagné musicalement la troupe de Cavalia en tournée l’année dernière, Michel Dubeau est de retour chez nous. Et cette année, sa présence sur la scène des Diffusions Amal’Gamme, en ce dernier samedi de septembre, ne sera pas la seule, puisqu’il sera de retour à la fin mai avec l’heureux quatuor Aveladeen. Michel Dubeau est membre de plusieurs ensembles musicaux. En ce samedi des journées de la culture, c’est avec le quartet Night Dreamer (quand on est quatre québécois très francophones, pourquoi ce besoin de toujours chercher à se donner un nom anglophone ?) qu’il a amorcé son retour dans son coin de pays. Au piano, Andrée Boudreau, enseignante et coordonnatrice au département de musique du collège Lionel-Groulx, nous a rapidement fait la preuve qu’elle a tout le talent pour côtoyer de grands musiciens comme Michel Dubeau. Sa présence, samedi soir, n’est pas passée inaperçue. Elle sait laisser sa marque et tirer son épingle du jeu dans toutes les interprétations au programme. Il est à espérer que nous pourrons la voir dans un spectacle solo dans une future programmation. Elle mérite d’être davantage connue. À la basse électrique et à la contrebasse, Richard Dupuis a su lui aussi s’illustrer de brillante façon avec ses instruments. Enseignant depuis près de vingt ans la basse électrique au collège Lionel-Groulx, il a accompagné de très nombreux chanteurs et chanteuses de chez nous. En plus d’accompagner Michel Dubeau, il se produit aussi régulièrement avec divers autres musiciens de jazz dans la région des Laurentides. Ce n’est pas toujours évident de se mettre en lumière avec ces instruments de musique plutôt de l’ombre. Richard Dupuis sait le faire. À la batterie, Alain Boyer, qui est reconnu et apprécié pour son jeu musical et pour son écoute active, a su, encore une fois, samedi soir, privilégier le rôle de soutien qui met bien en évidence le brio de ses acolytes. Lui aussi, riche de ses plus de trente-cinq années à titre de musicien accompagnateur dans différentes sphères musicales, a un penchant assuré pour le jazz.
Est-ce en raison de ce samedi des journées de la culture où nous tous et nous toutes, nous pouvions nous gaver amplement de notre richesse culturelle, est-ce cette invitation « Jazzen » qui a fait craindre à plusieurs de sortir des sentiers battus musicalement, est-ce finalement parce que le monde a déjà commencé à hiverner, toujours est-il que très peu de gens, sans doute la plus petite assistance des dernières années pour les Diffusions Amal’Gamme, ont répondu à ce premier rendez-vous musical de la saison. Toutefois, cela n’a en rien atténué la qualité du spectacle qui nous était offert. Quand on a affaire à de véritables professionnels de la musique, performer devant une cinquantaine de personnes ou devant plusieurs centaines, cela relève du même défi, sinon davantage. Samedi soir prochain, les Diffusions Amal’Gamme nous offrent une soirée latine avec Massiel Yanira. Pour un avant-goût, cliquez sur ce lien : http://www.youtube.com/watch?v=kcbUIQN7IUM ou pour plus d’infos, allez sur le site de ce diffuseur laurentien au http://www.diffusionsamalgamme.com/Massiel-Yanira-presente-«-Una-Voz-»_BP13607.html .
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